Sarko au poteau [toujours mieux que des maux]
La chanson en mode automatique passe et repasse en boucle, semblant ne jamais vouloir s’arrêter. Une chance on pensait, la chanson adoucit les mœurs… Tu parles, cette chanson enrage la meute déjà bien en marge d’une quelconque douceur. Les mœurs ne sont déjà plus que de lointains souvenirs. Maintenant il ose ; il écrase sans complexe, il oppresse sans retenue, il ne cherche pas à compatir mais à haïr. Il se tient là, près de nous, présent chaque jour sur le devant la scène. Lui et ses discours à cours de compassion, qui ne comprend même pas le tiers d’une vie de désillusion et qui déjà s’empresse à combler sa soif de pouvoir. Bravo Sarko, tu fais fort, ton ménage ressemble à s’y méprendre à la chasse aux sorcières de naguère. Tu traques sans relâche par force interposée. Tes mots se propagent, tes ordres font fureurs. Fureur de la peur ! J’ai peur de toi, oui, et de tes idées discriminantes qui renforcent un peu plus l’idée que l’homme n’est pas égal sur cette Terre, et que la liberté est une bien douce utopie dont je cherche le sens chaque nuit. Un être humain n’est-il pas un être humain ? N’a-t-il pas le droit à une vie décente ? Pourquoi de telles lois ? "L’homme passe, et laisse derrière lui des ruisseaux de malheurs".
Troubadours de la réalité 4/09/2006