Regarde!
A force de dire, à force de faire, sûrement pas assez. Je me propage dans une rage intérieure, une immense sensation de me trouver ridicule. Ris, pantin ridicule qui se déplace dans un autour de destruction. Tout est beau, tout est rose, tout est joli! Oui mais pour qui? Combien d'être en souffrance au moment même où je redige ces quelques lignes de dégoût. Dégoûtée d'être et de paraître sans connaître la paix de se dire "tout va bien". Tout ne va pas bien et la complainte des malheurs continue de se déverser partout dans le monde dans un silence ravageur qui m'enrage. Des enfants enlevés par des pervers détraqués, je n'ose imaginer, mais j'imagine quand même, à l'image de Mélissa et de Julie, enlevées, séquestrées, torturées, mortes de faim (deux enfants parmis tant d'autres). Des humains exploités au jour le jour pour entretenir un système de consommation à outrance, le GRAS transpire de nos pores, [on se gave jusqu'à ne plus pouvoir], Pouvoir corrompu en marge de l'essence humaine au nom d'une humaine ingratitude et inhumaine certitude... Sers pas trop fort, tu me fais mal! Retire tes mains, arrête. La violence coule de notre quotidien, beaucoup meurent pour rien, au nom de rien. Ils meurent de faim, parce que le partage n'existe que très rarement, il meurt de soif parce que certains s'accrochent à des precepts économiques. Des drogués, des prostitués, des mendiants, la ronde des paumés/ mais qui s'accrochent à une certaine vitalité. Dans leurs yeux, aucune substance, elle a fuit depuis longtemps... Temps de merde et de rengaine hasardeuse. Le mal est là, là où est le mal. Va comprendre, va croire, va savoir. Regarde le monde, et dis moi!
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