Rap pas rap? La question ne se pose pas!
" Je viens de recevoir cette info par le biais d'un ami du net Biafara, je fais tourner. Une pétition à signer, une importance à ne pas mettre aux oubliettes comme on sait si bien le faire par chez nous."
Le choc des banlieues occasionne encore de regrettables stigmatisations. Cette fois, ce sont les rappeurs. Il nous semble important d'être tous vigilants et de nous mobiliser sans attendre.
De Didier Daeninckx à Abdourahman Waberi, des écrivains le font avec une pétition : "Nous sommes tous des rappeurs de banlieue". Nous nous y associons et vous proposons de la signer.
Nous sommes tous des rappeurs de banlieue
200 élus de droite n'ont rien trouvé de plus urgent que de s'attaquer au rap ! Ils viennent de demander au ministère de la justice de poursuivre des rappeurs et crient haro sur cette musique des banlieues, source à leurs yeux des maux des " quartiers ".
Ce réflexe primaire consiste à casser le thermomètre plutôt que s'en prendre à la maladie. Le rap dit avant tout que les jeunes vont mal. Il dénonce une société corrompue par l'argent, les inégalités et la domination, il critique l'oppression policière et l'iniquité de la justice, il parle de l'identité blessée d'une jeunesse à l'abandon. C'est un cri de détresse, une réaction de défense contre la pauvreté des familles, la dureté de la vie quotidienne, les faibles chances de promotion sociale, la ségrégation de la cité, le racisme de secteurs entiers de la population française.
Une partie de la jeunesse se méfie du reste de la société. Elle le dit dans l'excès, parfois. Va-t-on renouer le dialogue en mettant des chansons en prison ? C'est absurde.
Et c'est dangereux car cela marquerait une nouvelle et grave atteinte à la liberté d'expression.
Nous soussignés, auteur(e)s, créateurs (trices), médiateurs(trices) culturel(le)s , enseignants, citoyen(ne)s, nous déclarons solidaires de ces jeunes et affirmons : nous sommes tous des rappeurs de banlieue.
[ Signez cette pétition ]
Premiers signataires :
Claude Amoz, auteure
Mouloud Akkouche, auteur
Liliane Bathelot, auteur
Antoine Blocier, auteur
Vladimir Bodiansky, auteur
Bénédicte Bonnet, auteure
Hannelore Cayre, auteur
Thierry Crifo, auteur
Didier Daeninckx, auteur
Dominique Delahaye, auteur, musicien
Théo Delahaye, rappeur de banlieue
Anne Dutilloy, mélomane
Pierre Filoche, auteur
Jérôme Frioux-Toublant, responsable culturel
Marie-José Hoyet, auteur
François Joly, auteur
Jérome Leroy, auteur
Virginie Lou, auteure
Dominique Manotti, auteure
Françoise Martin, administratrice de production, Théâtre des Tafurs
Laurent Martin, auteur
Roger Martin, auteur
Philippe Masselot, auteur
Olivier Mau, auteur
François Mauget, metteur en scène
Francis Mizio, auteur
François Muratet, auteur
Jacques Mondoloni, auteur
Chantal Montellier, auteure, dessinatrice BD
Jean-Pierre Orban, auteur
Maïté Pinero, auteure
Donatella Saulnier, médiatrice culturelle, traductrice
Romain Slocombe, auteur
Moussa Sow, professeur, New Jersey
Gérard Streiff, auteur
Jean-Christophe Tymoczko, avocat
Gilles Vidal, auteur
Alain Vince, auteur
Maxime Vivas, auteur
Abdourahman Waberi, auteur
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Le groupe de rap Sniper relaxé en appel. Suite à une plainte déposé par le Ministère de l’intérieur après un concert du groupe en avril 2004 à Rouen qui s’était déroulé pourtant sans incident. Accusation " d’incitation à blesser et tuer les fonctionnaires de police et représentants de l'Etat", dans leur chanson " Une bonne nouvelle donc et n’oublions pas que nous sommes tous des rappeurs !